Algérie, 60 ans après : “Il faut démêler les rumeurs”, estime Benjamin Stora, l’histoire des Noirs

Benjamin Stora, Université d’histoire de l’Algérie en 1950, est l’auteur d’un rapport commandé par le président de la République, et présenté en janvier 2021, sur la mémoire de la colonisation et de la guerre d’Algérie. Il a préconisé une série de mesures visant à favoriser la réconciliation entre le peuple français et algériens. Des mesures sur le premier de ces événements ont marqué la commémoration du 19 mars.

Benjamin Stora, la cérémonie officielle de célébration qui aura lieu ce samedi 19 mars à Perpignan, évoque la « commémoration de la Journée nationale du souvenir et du souvenir des victimes civiles de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc » ». Où est le 19-Mars dans tout ça ?

J’ai appris que j’étais sorti le 19 mars, à Evian’s. Je ne connais pas les derniers supérieurs au niveau de l’état ou de la préfecture. Mais il est pour moi évident que cette date, ce sont les accords d’Evian et l’arrêt de l’incendie qui ont été dévoilés. Cette journée était particulièrement importante pour les appelants. Il y avait déjà 400 000 soldats du contingent déployés en Algérie à cette époque. Cela est né comme un soulagement pour les familles françaises qui avaient la volonté de mettre fin le plus possible à la vie. Personne ne sait ce que contiennent les accords, ils doivent l’arrêt de l’incendie, point final, au sentiment qu’il faut pouvoir souffler. Mais pour les Noirs ou les Algériens, ce n’était pas la même perception. Pour les premiers, il y a eu le refus de l’indépendance, pour les seconds, beaucoup de doute. Ils étaient soumis à des exécutions et ne savaient pas grand-chose de ce qu’ils pouvaient décharger.

Qu’est-ce que la lecture que vous obtenez à partir des accords d’Evian. Certains avancements qui éditent sinon favoriseraient-ils un autre enjeu ?

Il y avait une mesure de compromis politique pour arriver à la cessation du feu. Il a deux ans de négociations. On peut toujours commenter après un coup d’Etat, mais le problème était l’urgence de l’époque. De Gaulle voulait terminer. Il peut y avoir pas eu de guerre sur la zone métropolitaine. Il y avait des manifestations à Paris, assassinats en Algérie et en France, il a voulu faire autre chose, il n’a pas la presse. Il y a eu de nombreuses discussions sur la question de l’immigration de l’Algérie en France. Mais tout a mal tourné avec beaucoup de violence, la fusillade de la rue d’Isly est et l’exode massif vers la France.

Nous ne pouvons rester enfermés dans les mémoires communautaires

Perpignan concentre les discours de l’opposition radicale, que vous prêchez pour la réconciliation, imaginez-vous un jour possible ici ?

Pourquoi pas. Lorsqu’il y a conflit, c’est toujours entre annonceurs qu’il faut trouver un compromis. Après tout, à Perpignan, Louis Aliot ne fait pas mystère de son choix en faveur de l’Algérie française. Il a été prononcé contre mon rapport de chute. A plus tard, beaucoup de choses se sont réalisées, les excuses données aux Harkis, l’aide aux associations et aux Algériens, la reconnaissance du 17 octobre 1961 Paris, NDLR).

Le président a fait l’éloge de la voie médiane de la réconciliation.

Mais le 19 mars reste un débat franco-français…

Il est une confrontation très franco-français, des traces de subsistance, mais la ligne de démarcation commence à prendre effet. Elle était très vive depuis longtemps. gestes d’apparence sont faites sur tous les côtés. À tout le moins, nous devons comprendre les autres. Nous ne pouvons pas rester enfermés dans les mémoires communautaires. Aujourd’hui, les archives sont ouvertes, les témoins ont le désir de parler. Nous ne pouvons pas avoir une mémoire de mémoire, il faut avancer dans la prise en compte de toutes les histoires, de toutes les souffrances. Nous ne pouvons pas, après tout, vivre dans les accusations portées contre nous des autres. Il est nécessaire pour chacun de s’exprimer afin de trier ruminations.

“Le 19 mars 1962 est pour nous la marque d’un abandon et d’un drame”

« Car selon cette date, près de 70 000 Français musulmans et 5 000 pieds noirs victimes de tortures, tortures, assassinats « Argumenter le maire de Perpignan, » nous rendons hommage aux victimes, pas à leurs bureaucrates. »La commune de RN propose une exposition photo inaugurée ce samedi à 10 heures dans le patio de la ville Hôtel. Elle sera visible jusqu’au lundi soir, entrée gratuite, neuf heures-18 heures

« En tant que maire, commente Louis Aliot, Je ne participais pas aux cérémonies du 19 Mars, parce que cette date n’est pas le temps de paix, mais le début des massacres. A partir de cette date, plusieurs centaines de soldats et plusieurs milliers d’ années de civils français et musulmans ont été capturés et assassinés ou sauvés, et 150.000 harkis ont été torturé ou tué par le FLN et leurs complices dans les semaines qui ont suivi. Soi-disant cessez-le -feu. Commémorée le 19 Mars 1962, une insulte a été instituée pour tous, militaires, harkis et civils de toutes origines et toutes les religions pour la France après cette date. 19 mars 1962 est la conséquence directe de la défaite politique négociée, acceptée et assumée par le gouvernement de cette époque! Il est pour nous la marque d’un abandon et une tragédie qui aura coûté la vie de milliers de civils innocents! »

La commémoration officielle avec discours et dépôts de gerbe aura lieu ce samedi 19 mars, en présence du sous-préfet et des autorités militaires et civiles au monument au Département de la Mortalité, à Perpignan devant le palais des Congrès de 11 heures.

Histoire de la communauté juive algérienne

Après l’Histoire de la guerre d’Algérie en 2016, Benjamin Stora rejoint l’illustrateur Nicolas Le Scanff pour explorer plus avant la colonisation de cette terre et convoi d’Afrique du Nord. Leur fresque rappelle les Phéniciens qu’il y a deux qui ont ouvert millennials la voie à la première Hébreux.

Éd. La découverte 22 €

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