Bob Sinclar s’interrompt lors de son mix dans la Loire

Une lumière crue traverse les deux dancefloors du T Dansant, le mix de Bob Sinclar se déroule en silence et un train de gendarmes se déploie pour combler la clientèle de cette discothèque de Roanne dans la Loire, en quête d’anneaux ou de suspects ‘ yeux dans le cadre d’une descente surprise “anti-piqure”.

Californie ne dure pas longtemps, je te promets, on remet la musique dans pas longtemps», assure le DJ au micro. Pendant vingt et une minutes, les policiers dévoilent les identités, montrent les poches et signifient les palpations.

Quelque 80 clients seront présents à l’établissement du centre-ville pour être remerciés de l’opération surprise surprise, juste après une heure du matin, dans la nuit du vendredi 13 au samedi 14 mai 2022.

C’est bizarre de voir une boîte toute éclairée, toutes les lumières allumées à fond, on a l’impression d’être au resto“, raconte Bastien, un client de cent cinquante ans. Mais pour Dylan, un jeune coiffeur blond en brosse,”c’est normal à cause de tout ce qui arrive aux cochons.

L’opération au T Dansant de Roanne dans le but de “montrer que la police et le parquet sont sur le terrain et particulièrement vigilants“face à un phénomène mystérieux qui touche le monde nocturne et festif en France depuis plusieurs mois, explique le procureur de la République de Roanne, Abdelkrim Grini, présent lors du contrôle de T Dansant.

L’opération n’ayant permis de découvrir aucun sourcil suspect ou suspect, les analyses d’un violon retrouvé sous un banquet ont montré que des poppers étaient en cause.

La vague explication des piqures a touché ces derniers mois des boîtes de nuit, des bars et des festivals à travers le pays, avec les plaignants déposés de Lille à Béziers et de Lorient à Grenoble, en passant par Lyon, Besançon ou Valence.

Au total, 250 personnes ont été signalées aux services de police pour avoir été mordues et “un seul a présenté une sérologie positive au GHB», selon un bilan national obtenu par l’AFP auprès d’une source policière à Paris.

Les victimes évoquent une sensation de douleur, parfois somnolente, parfois accompagnée de nausées, de vertiges, de frissons ou encore de convulsions. D’autres disent “avoir”rien senti», à l’image de cette lycéenne de 18 ans qui a porté plainte après avoir été mordue le 22 avril au T Dansant où elle fêtait un anniversaire entre amis.

J’accompagnais une copine aux toilettes (….) quand un garçon m’a touché à la fesse“, a raconté à l’AFP la jeune fille qui préfère rester anonyme. Elle se renseigne sur son dos”un gros hématome avec un piqué avec un point rouge au centre du côté droit“.

Elle est immédiatement retournée à l’hôpital qui administrait les traitements préventifs anti-VIH et anti-hépatiques. Une information judiciaire a été ouverte pour “violence avec préméditation et administration d’une substance nocive avec préméditation“, un délit passable de trois ans de prison.

Et le lycéen a décidé de ne pas rentrer en boîte de nuit : “J’ai effectué la parole de ma tête, je ne pense pas et je reviens. On est bien mieux les soirs avec des amis qu’on connait“.

Dylan, lui, vient au T Dansant, même si”on y pense un peu au fond dans l’inconscient“. Dans la Loire, nous examinons une plainte de plaignants, quatre discothèques du trentin du département sont concernées, selon les chiffres de la préfecture et de l’Union des hôtels et industries de l’hôtellerie (UMIH).

Les cartouches de cartouches de nuit tentent de s’organiser, vérifiant le contenu des sacs et des poches des clients ou renforçant la vidéosurveillance. Les solutions ne suffisent pas, elles ont leur propre eau.

“Je suis mis dans le cockpit de mon téléphone – j’ai essayé de réfléchir un peu – je ne peux pas démonter tous les téléphones ! C’est impossible. J’ai 11 porteurs, je ne peux pas mettre un dos à chaque client“, nous affirmions Véronique Tenneroni, gérante de Sunshine à Valence.

De leur côté, les autorités se mobilisent pour apporter des réponses chaque fois qu’il y a un risque de psychose. La préfecture de la Loire a également organisé vendredi une réunion de coordination avec la police, la gendarmerie et la police de nuit.

Pour le procureur de Roanne, c’est important d’être “sur le terrain de la prévention en attirant l’attention des jeunes“, leur faire savoir”ils doivent être vigilants, ils doivent faire attention car malheureusement, ce phénomène de cochons sauvages ne trébuche pas“.

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