Dans l’impasse et les doutes Renault envisage de quitter l’Algérie

Six ans seulement après son ouverture, la société française Renault voudrait fermer son utilisation près d’Oran en Algérie. La raison, c’est un doux euphémisme, les contrepoints du conflit ukrainien et surtout la faiblesse de la production locale.

En effet, le constructeur Renault, qui a définitivement arrêté la production en Russie, et qui se retrouve confronté à de nombreux problèmes dans le cadre de son utilisation en Algérie, envisage sérieusement de démanteler les planches de son site industriel d’Oran (“usne tournevis”), qui assemble les modèles Dacia Logan 2, Dacia Sandero 2 et Renault Clio 4, et surtout qui tourne depuis deux ans pour ne pas dire qu’elle est aux arrêts.

Selon un communiqué de la société française opérant en Algérie, «Seuls 754 véhicules ont été assemblés en 2020 à Usan d’Oran, fermé depuis plus d’un an en raison de la crise sanitaire et de l’instabilité politique». Usan d’Oran a progressivement repris son activité en mai 2021, et a assemblé un total de 5 208 voitures (1148 Logan, 2808 Sandero et 1252 Clio) l’an dernier, soit 12 fois moins qu’en 2019. Renault a en plus laissé envisager de fermer cette usage, ajoutant que la production et la fabrication pour le marché local sont très faibles et ne répondent pas aux attentes que « L’Algérie est un marché important pour Renault». Le groupe français a déjà commercialisé 5 109 voitures en 2021, représentant une part de marché de 20,6 %.

Aussi, le constructeur envisage une reconversion de son usine d’Oran qui n’arrive plus à atteindre le niveau de production cible de 75 000 véhicules par an et les prévisions pour la période 2022 -2030 restent plus incertaines ». Tout le meilleur pour Tanger-Med. Le concepteur de la marque de losange a indiqué qu’au cours de l’exercice, il avait déplacé la production de Dacia Logan de cet usage vers l’usage de Tanger au Maroc.

«L La production de Dacia Logan a été transférée en 2021 de l’usine d’Oran vers l’usine de Tanger-Med au Maroc avec une nette augmentation de la production et plus (350 000 unités)».

Dans sa dernière analyse mensuelle, la société Inovev, spécialisée dans l’industrie automobile, et qui émet l’hypothèse que Renault pourrait vendre son carburant allergique, implanté près d’Oran, indique que le pétrole d’Oran « Ne répond pas du tout aux objectifs fixés par le constructeur puisqu’il ne semble pas se rapprocher du niveau de production cible de 75 000 véhicules par an, basé sur une réponse à la demande locale qui a dû stopper l’importation d’automobiles ».

Le cabinet qui prend en charge l’histoire des autres constructeurs rapporte que “Les difficultés de Renault en Algérie prouvent l’assemblage de voitures à un taux d’intégration très faible, nuancé par l’épuisement des importations du gouvernement algérien. Les “tours” utilisateurs de plusieurs constructeurs implantés en Algérie ont été successivement fermés. Renault, qui a toujours privilégié son site de Tanger au Maroc, a peut-être mal compris l’attitude du gouvernement algérien concernant sa “tournée” d’Oran”.

Et de conclure que le site d’Oran est ce que sa vivacité est plus que jamais.“La question algérienne n’est pas nouvelle pour Renault, mais l’intérêt de préserver cet utilitaire s’inscrit dans un contexte où le constructeur cherche à se refinancer”, soulève-t-on au sein du cabinet. Contacté par le magazine Argus, le designer a confirmé l’hypothèse avancée par Inovev, mais non sans explorerla situation qui “a duré un certain temps” notable, qu’effectivement les volumes assemblés sont encore très faibles, mais en aucun cas nous n’avons annoncé que nous quittions tous l’Algérie, qui reste un marché “important” pour Renault”. Le groupe français continue d’échanger avec le gouvernement algérien pour remédier à cette situation. Sans production locale, la marque du Losange était destinée à maintenir sa position dans le pays pendant la crise.

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