Fusillade à Buffalo aux Etats-Unis : ce que l’on sait de cette tourelle raciste qui a fait au moins 10 morts

l’essentiel
Un homme blanc de 18 ans a ouvert le feu samedi 14 mai dans un supermarché Buffalo, dans l’Etat de New York, faisant au moins dix morts, dont une majorité afro-américaine. Les autorités annoncent un nouveau cas de racisme raciste contre un suprématiste blanc.

Au moins dix personnes étaient présentes lancé par balles le samedi 14 mai dans un magasin d’alimentation de Buffalodans l’État de New York (nord-est des États-Unis) par un militaire qui avait été arrêté.

Dans un communiqué, le président américain Joe Biden a dénoncé l’attentat, rappelant que “tout acte de terrorisme interne, y compris un acte perpétré au nom d’une idéologie nationaliste blanche, est contraire à tout ce que nous défendons en Amérique”.

En 2021, les pompiers ont fait près de 45 000 morts aux États-Unis, dont environ 24 000 par suicide, selon le Gun Violence Archive.

Le supermarché Buffalo où l'incendie a eu lieu.

Le supermarché Buffalo où l’incendie a eu lieu.
GETTY IMAGES AMÉRIQUE DU NORD – John Normile

Quels sont les faits ?

Selon le commissaire Gramaglia, la porte s’est ouverte sur quatre personnes sur le parking du supermarché Tops, à Buffalo, pendant trois mois d’entrée, avant d’entrer dans le magasin et de commettre un carnage. Là, un vigile, policier à la retraite, a tiré sur l’agresseur mais ce dernier, protégé par sa balle de parole, n’a pas été blessé et a fait enlever ce vigile.

Lorsque les policiers sont arrivés très rapidement sur les lieux, le jeune homme a ramené son bras contre lui, au niveau de sa vache, avant de se rendre aux forces de l’ordre, selon le commissaire Gramaglia. “On se croirait dans un film d’horreur, mais tout est réel”, a déclaré sur place un policier aux journalistes.

Selon le maire de Buffalo, un Afro-Américain, Byron Brown, le mort a mis plusieurs heures de voyage pour commettre son crime.

La police et les autorités ont fait état d’un crime raciste, “motivé par la haine”, après un coup de force effectué sur deux personnes, en frappant trois autres, dans un supermarché de Buffalo aux Etats-Unis samedi. pic.twitter.com/OMXlj2tJwe

– BFMTV (@BFMTV) 15 mai 2022

Qui est le tueur ?

Le joueur de 18 ans s’appelle Payton Gendron. Il était lourdement armé et a été immédiatement arrêté sur place. Poursuivi en prime time, il est arrêté pour « murmure avec préméditation » et incarcéré. Il s’agit d’un jeune homme blanc qui était équipé d’un “bras assumé”, d’un gilet par-ball, d’une tenue de type militaire, d’un casque et d’une caméra pour diffuser son crime en direct sur internet, ont annoncé les autorités policières et judiciaires locales.

Payton Gendron, l’homme accusé d’avoir tué 10 personnes dans un supermarché de Buffalo, a été influencé par un suprémaciste blanc néo-zélandais qui a assassiné des dizaines de personnes il y a trois ans, selon un manifeste publié en ligne.https://t.co/hitPq2lPn6

– Nouvelles quotidiennes de New York (@NYDailyNews) 15 mai 2022

Qui sont les victimes ?

Le chef de la police de Buffalo, Joseph Gramaglia, a déclaré qu’il y avait “dix personnes mortes” et trois autres blessées. Nous étions des Noirs et deux Blancs étaient dans cette partie de la majorité afro-américaine de Buffalo.

Est-ce une affaire raciste ?

“Nous enquêtons sur cet incident comme s’il s’agissait d’un crime motivé par la haine et d’un cas d’extrémisme violent à motivation raciale”, a déclaré Stephen Belongia, enquêteur du FBI à Buffalo, lors d’une conférence de presse.

Des médias américains ont évoqué un “manifeste” à caractère raciste diffusé sur Internet. Selon le New York Timescitant ce “manifeste”, le suspect s’était “inspiré” des crimes commis par des suprématistes blancs, notamment le massacre en 2019 de 51 mosquées dans deux mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande.

La grande majorité des victimes font partie de la communauté afro-américaine.

La grande majorité des victimes font partie de la communauté afro-américaine.
MAXPPP – BRANDON WATSON

Cet attentat est “un crime motivé par la haine et raciste”, perpétré par “le mal incarné”, a fustigé le shérif du comté d’Arié, Jean Garcia. Le “crime motivé par la haine” désigne aux États-Unis un acte dirigé contre une personne visée en raison de son identité telle que sa race, sa religion, sa nationalité, son orientation sexuelle ou son handicap.

Le journal Nouvelles de Buffalo a même révélé qu’une devise insultante, raciste et taboue aux États-Unis pour désigner les Noirs avait été peinte en blanc sur le canon des pauvres. C’est une “tourelle attirée par un suprémaciste blanc”, a déclaré la gouverneure de l’État de New York, Kathy Hochul, sur Twitter.

La grande majorité des victimes font partie de la communauté afro-américaine.

La grande majorité des victimes font partie de la communauté afro-américaine.
MAXPPP – BRANDON WATSON

Les images ont-elles été diffusées ?

L’agresseur, qui portait une caméra, a commencé à diffuser son crime sur la plateforme Twitch, qui s’est déclarée “dévastée” et a promis une “tolérance zéro contre toute forme de violence”. Selon le réseau social, le contenu était “deux minutes” après le début de sa diffusion, le compte de l’agresseur a été “définitivement suspendu” et “tous les comptes suspects pour redistribuer ce contenu sont sous surveillance”.

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