GIRO 2022 – Triplé pour Demare, VDP à l’attaque, nouveau leader au Blockhaus… Qu’on attende le week-end

Vous alliez offrir un triplé à Naples ?

La 8e étape, samedi, constitue une nouvelle occasion pour les sprinteurs de s’expliquer… et donc pour Arnaud Démare (Groupama-FDJ) de signer un 3e sprint massif victorieux consécutif, après son succès lors des 5e et 6e étapes, à Messine et Scalea. Il devrait être trouvé dans les petites chaînes de montagnes qui prolongent la route napolitaine – le départ et l’arrivée se situent à proximité, dans la capitale de la Campanie.

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LA 8ÈME ÉTAPE EN DIRECT VIDÉO ET EN EXCLUSIVITÉ

C’EST 36 MINUTES

Cette courte étape (153 km) ne dépasse jamais les 200 mètres de dénivelé mais ressemble aux vertèbres des montagnes russes. Dans un environnement d’étape, il sera possible de construire un circuit de 19 km sur les routes sinueuses et droites qui composent le Monte di Procida (1,8 km à 6,8%). Ces derniers seront franchisés un quart et dernier temps à 34 km du but. Après cette boucle, il reste à casser un mur de 700 m à 9,3% puis une dernière montée hors répertoire (3,3 km à 4,7%) dont la somme se situe à seulement 6 kilomètres de l’arrivée.

Les poinçons pourront donc augmenter la durée de vie des sprinteurs. Mais avec la forme qu’il affiche depuis le départ du Giro et le coup de poing qu’il a connu dans ces beaux jours, Arnaud Démare est une armée armée pour résister et s’offrir une 8e victoire en carrière sur le Giro. On ne gagne pas Milan-Sanremo sans savoir passer un minimum les patrons, pas vous ?

Coups de poing ou sprinters à la fête ? Le profil de la 8e étape

Quelle surprise avons-nous réservée à Van der Poel samedi ?

Frustrés de ne pas avoir réussi à emmener l’évadé vendredi sur la route de Potenza, on imagine sans imagination l’anime hollandais d’un esprit revenge samedi au départ de Naples. Sur le papier, cette 8e étape lui va très bien. Il ne l’est peut-être pas tant que la 1ère étape à Visegrad, où le leader de l’Alpecin-Phoenix avait laissé les bras en hauteur d’une forêt suffisamment chère pour éliminer les sprinteurs mais ne serait pas réservée aux grimpeurs.

La chute d’Ewan, la victoire de Van der Poel : relancer l’arrivée de la 1ère étape

Cette fois, il n’a pas pu attendre les 200 derniers mètres pour faire la différence. Si Cavendish, Démare et Ewan sont toujours sous la flamme rouge, MVDP le sera sans aucun doute. Il doit donc anticiper, passer à l’attaque. Et ça tombe bien, la route napolitaine vous invite à quelques folios. On peut imaginer ses coéquipiers faire un savonnage durant toute la journée avant de mettre sur orbite leur leader dans la dernière ascension, qui ne sera suivie que de trois kilomètres de descente puis de trois plateaux pour rallier l’arrivée. Une chose est sûre. Toutes les salutations seront en tournée van der Poel ce samedi. La clé de cette 8e étape, elle la détient.

Qui s’est élevé à Blockhaus?

Leader depuis son arrivée à l’Etna mardi soir, Juan Pedro Lopez (Trek-Segafredo) devra se montrer vigilant, le samedi, sur des routes napolitaines frustes. Mais c’est bien dimanche, au Blockhaus (14 km à 8,4%), que tout le monde attend de voir son maillot rose perdu. Cette 9ème étape est une annonce terrible – avec notamment les préliminaires de l’ascension finale une montée de 11km à 7,2% (Passo Lanciano) – et il n’y a plus que 1’42” d’avance sur Simon Yates, premier des cadors au général. Cela semble trop maigre avant une journée pilier, bien que l’Espagnol soit un grimpeur honoré (11e du Tour du Pays Basque en avril dernier).

Au Blockhaus, les masques tomberont : Le profil de la 9e étape

La Grande-Bretagne est en position de réussir. Mais il a été tombé lors de l’étape de l’Etna. Sa blessure au genou ne semble pas très grave, mais il n’a que le cœur dimanche. Ils ont six yates de retard pour être tenus en 24 secondes ou moins (Kelderman, Almeida, Bilbao, Porte, Carapaz et Bardet). Six pour pouvoir tirer d’une prise de force. Sans oublier Lennard Kamna (2e) et Rein Taaramae (3e), l’équipe d’évasion de Lopez de l’Etna, qui ont respectivement pointé les 38” et 58” de l’Espagnol. Nous sommes capables de grands coups. Alors, dans un grand jour, pourquoi n’ont-ils pas le droit de porter aussi le maillot rose ?

Qu’attendre des Français ?

Pour une victoire d’étape, clairement, ça doit être surtout misérable sur Arnaud Démare lors de la journée napolitaine. Le clan bleu n’a pas d’autre sprinter. Et il n’y a pas de vrai puncheur capable de s’impliquer dans la dernière forêt, même si ce genre de profil peut inspirer Anthony Perez, au point d’intéresser des sprints intéressants en petits comités.

Dimanche, en haute montagne, à moins d’une échappée fantastique de Nans Peters ou de Rémy Rochas, elle se révélera à Romain Bardet et Guillaume Martin. Plus que la victoire d’étape, on attend que le premier affirme son statut de dauphin de l’étape finale, alors que la hiérarchie reste à établir. Pour la deuxième fois, il agit comme un réconfort après un premier test d’altitude. Était-ce ou non un jour sans? Il aura la réponse dimanche. Vendredi, à l’issue d’une étape très pointue, il confiait en tout cas qu’il était au courant de «bien meilleures sensations” qu’à l’Etna. Bonne chance. Mais à confirmer lors de la 9ème étape.

Guillaume Martin

Crédit : Getty Images

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