les battements de cœur et les poignes de notre envoyé spécial

Après la défaite des Toulousains sur les Leinstermen (40-17), découvrez ce qui a retenu l’attention de notre envoyé spécial à l’Aviva Stadium.

À Dublin,

COURS DE COURS

Le Leinster frappe (très) vite

Le choc des titres entre les deux équipes les plus titrées du Vieux Continent donc viré à l’avantage du Leinster (40-17), qui a imposé un rythme incroyable à Toulouse, sans jamais renoncer à sa formation. Machine à broyer impressionnante. Le champion d’Europe sortant a été battu à Dublin, et Leinster est assurément une figure favorite pour le titre, qui affronte le Racing 92 ou La Rochelle qui croise le train du dimanche vers Lens. C’était la quatrième fois que les deux équipes étaient à ce stade de la compétition, les Irlandais signaient un troisième succès. Durant la semaine, Ugo Mola a dû se concentrer sur le fait que la Coupe d’Europe va changer la saison prochaine avec l’arrivée des provinces sud-africaines. Et que Toulouse aimerait conserver la seule équipe à avoir remporté cinq titres dans cette “ancienne formule”. Ce qui pourrait être sauvé : les Leinstermen, qui comptent déjà quatre couronnes continentales, pourraient égaler le palmarès. Un double revers pour le Stade Toulousain ?

Un premier battement de tambour !

Les fans de rugby n’étaient pas intéressés à retarder la demi-finale entre Leinstermen et Toulousains. Un début de match lancé sur un rythme complètement fou ! Avec des Irlandais décrépits, multipliant les sautés, les passes redoublées, assassins dans tous les sens. Un rythme incroyable, pour un rugby spectaculaire et enthousiaste. Face à la fureur des joueurs dublinois, Antoine Dupont et ses coéquipiers ont fait leur ronde et placé un assassin contre le meilleur joueur du monde. Ils ont alors résisté aux incessants aléas bleus. Heureusement, l’addition aurait été bien plus lourde… La rencontre était lancée sur des bases pleines. Que la Champions Cup puisse nous offrir mieux.

Sacristain inoxydable

Les années passent, les commandes aussi, mais elle est toujours là. Jonathan Sexton a encore une fois emmené son équipe à la baguette. A 36 ans, le demi d’ouverture du XV du Trèfle (103 sélections !) vient de jouer, créant du danger dans la défense serrée. En effet, il a été impeccable dans son rôle de buteur, permettant à ses fils de réduire l’écart au score. On s’enquiert souvent pour lui, on demande s’il est encore au niveau, mais Sexton essaie, dans les matchs d’être fort, qu’il soit toujours efficace. Une fois de plus, il était l’homme du match. Ce n’est pas pour rien que la Fédération irlandaise a prolongé son contrat jusqu’en 2023. Pour laquelle il s’est séparé sur un dernier baroud d’honneur lors de la Coupe du monde organisée en France.

Le public de Dublin réagit

Parmi les nombreux supporters de l’Armée rouge, ceux des supporters du Munster qui avaient enflammé l’Aviva Stadium la semaine dernière lors du quart face à Toulouse qui étaient sur une séance du mardi matin incroyable et sans titre. On parle moins de “l’armée bleue” (appel d’origine incontrôlée) pour les supporters du Leinster. On dit moins fervent, moins passionné, plus « bourgeois »… Mais, ce samedi, les 42 000 supporters présents ont donné leur voix, poussé leur équipe et créé un véritable brouhaha dans les tribunes de l’Aviva Stadium. Regarder la hauteur de l’événement et la démonstration de leur équipe. Reste à savoir si ces supporters du Leinster effectueront le transfert massif, le 28 mai, vers la finale au Vélodrome de Marseille.

COUPES DE GRIFFE

Fin de la ballade irlandaise pour Toulouse

Au final, la victoire du Leinster n’a subi aucune contestation puisque les Irlandais ont dominé les débats et mis leur entrée principale dans cette demi-finale. Après une résistance de longue date, les joueurs d’Ugo Mola en ont fini avec le cèdre. Lourdement. La différence de niveau était créative, les champions d’Europe sortants étaient apparents. Impossible de placer des pics dans le mur bleu qui leur fait face. Les Rouge et Noir ne font pas le troisième coup : après avoir quitté l’Ulster en huitièmes puis le Munster en quarts, ils sont tombés face à la troisième et plus redoutable des provinces irlandaises, le Leinster. La marche était trop haute. Il va falloir s’endormir maintenant pour se concentrer sur le Top 14 et déposer son ticket pour les phases finales. Pour les Rouge et Noir, actuellement sixièmes du championnat, ce sera suivi d’un déplacement à Brive suite à la réception de Biarritz. Tout est jouable.

Les Irlandais ultra-avantageux

Elle se répète chaque année, à chaque confrontation franco-irlandaise. Les provinces irlandaises ont un avantage certain sur les équipes tricolores car elles n’ont pas toutes les mêmes priorités à gérer que les équipes du Top 14. Le Leinster, par exemple, n’a que la Coupe d’Europe en ligne. Depuis plusieurs semaines maintenant, Jonathan Sexton et les meilleurs éléments de son équipe sont relégués, managés, dispensés de matches en URC (United Rugby Championship, ex-Ligue Celte) en vue de la Champions Cup, alors que les Toulousains doivent encore gagner leur place. dans la phase finale du Top 14. Bien sûr, la première année n’est pas la même. Et ça aide à livrer des matchs d’une telle intensité en ce moment… Ce samedi, le Leinster s’est physiquement présenté comme une grue en plus du Stade Toulousain.

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