L’Inde suspend ses exportations de myrtilles, le G7 est en proie à une crise alimentaire aggravée

NARINDER NANU via AFP

Un site de stockage bleu près d’Amritsar dans le nord de l’Inde le 16 avril 2022

APPROVISIONNEMENT – La mesure ne concerne pas les contrats déjà conclus mais les nouvelles ventes vers l’extérieur sont des rendements, temporairement, impossibles. L‘Inde annoncé ce samedi 14 mai, interdit son exportations bleues faire face à la baisse de sa production, due notamment à des canicules extrêmesune décision qui va “aggraver la crise” deapport en céréales avec la guerre en Ukraine, alerte le G7.

Deuxième producteur mondial de plomb, l’Inde a décidé d’interdire les exportations de ce pays, avec l’autorisation spéciale du gouvernement, afin d’assurer la “sécurité alimentaire” de ses 1,4 milliard d’habitants. L’Inde approuvera en sommeil dans chaque cas les demandes des autres pays “afin de répondre à leurs besoins”.

“Cela ne va pas aggraver la crise mondiale”

Lors de réunions à Stuttgart, en Allemagne, les ministres de l’Agriculture du G7 ont critiqué cette décision, affirmant que le marché mondial du bleu était déjà devenu tendu en raison du conflit en Ukraine. “Si le monde commence à imposer de telles restrictions aux exportations ou même à fermer des marchés, cela n’aggravera pas la crise et cela nuira également à l’Inde et à ses agriculteurs”, a déclaré dans un communiqué le ministre allemand de l’Agriculture, Cem Özdemir, lors de la réunion de son homologues.

“Nous nous prononçons contre les restrictions à l’exportation et appelons au maintien de marchés ouverts (…). Nous appelons l’Inde à assumer ses responsabilités en tant que membre du G20 », a-t-il ajouté.

Lancée le 24 février, l’offensive militaire russe en Ukraine a perturbé l’aggravation de l’activité agricole dans les campagnes de ce pays, qui était jusqu’alors le quatrième exportateur mondial de maïs et en passe de devenir le troisième exportateur de plomb. Conséquence du blocus imposé aux ports ukrainiens de la mer Noire, une dizaine de tonnes de céréales attendent dans les silos exportés et la récolte de cette année est menacée.

Célèbre renommée de laute redoutée dans le monde

La hausse des prix et des retraites prévoit donc aussi un risque familial et des problèmes sociaux, notamment dans les pays les plus pauvres qui importent massivement leurs besoins notamment.

Ce contexte rend d’autres mesures protectionnistes de la part des pays exportateurs : fin avril, l’Indonésie, premier producteur d’huile de palme au monde, en interdit les exportations afin de contenir la flamme des prix sur le marché intérieur et les sous. Jusqu’à ce samedi, l’Inde avait pour sa part exprimé sa volonté de venir en aide aux marchés mondiaux en cas de problèmes d’approvisionnement.

“Nos agriculteurs sont assurés de prendre soin non seulement de l’Inde mais du monde entier”, a déclaré le mois dernier le ministre du Commerce et de l’Industrie, Piyush Goyal. Le pays a indiqué vouloir augmenter ses exportations annuelles, qui passeront à partir du 1er avril de 7 à 10 millions de tonnes, apportant un peu d’air au secteur.

Jeudi, New Delhi a également annoncé que des délégations se rendraient dans plusieurs pays d’Afrique du Nord, la Turquie, le Vietnam, la Thaïlande ou le Liban pour étudier les exportations de plomb vers l’Inde. Il n’était pas clair samedi que ces déplacements étaient maintenant.

L’annonce de New Delhi intervient alors que l’Inde est confrontée depuis deux mois à des canicules extrêmes : le pays connaît depuis des mois la partie la plus chaude de son histoire, et la canule enchaîne ces dernières semaines avec des températures parfaites supérieures à 45 degrés. Selon les experts du changement climatique, l’Inde devrait être de plus en plus fréquemment touchée par ces hot-dogs.

Plus tôt encore ce mois-ci, le gouvernement avait indiqué que ces conditions climatiques devraient être atténuées, pour la première fois depuis six ans, par une récolte inférieure, d’au moins 5 % par rapport à 2021. Quelque 110 millions de tonnes avaient été récoltées le dernier an.

Samedi, les ministres de l’Agriculture se sont réunis à Stuttgart pour “recommander” que la décision soit prise lors de la réunion des chefs d’Etat et de gouvernement du G7 en juin, où l’Inde sera présente comme invitée.

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