Mort d’un gendarme en Ariège : qui était Jean-Jacques Bloy, un homme “aimé de tous”

l’essentiel
“La grande famille de la gendarmerie est anecdotique” après le décès du sous-chef Bloy dans un accident de moto, vendredi 13 mai à L’Herm en Ariège. Des hommages aisés, saluant un homme “aimé de tous”.

Comme un cauchemar désireux que nous espérons révéler, en vain. Ce samedi 14 mai, en fin de morts au service de Jean-Jacques Bloy dans un accident sur la route de L’Herm en Ariègeles gendarmes du département témoignent de leur emo.

Le premier d’entre eux, le colonel Christophe Heurtebise, commandant du groupement ariégeois, rapporte : « La famille de la gendarmerie est en admiration devant le drame que nous vivons, et qui détruit la mort du major Rusig. Nous pensons à la famille, avec qui je suis tous les jours. Elle est anéantie, l’ensemble des gendarmes est anéanti.”

Il faut dire qu’ils sont nombreux, les gendarmes aryens qui ont connu le sous-officier Bloy : avant d’arriver à la brigade motorisée de Saint-Girons, il a été formé à la gendarmerie mobile de Pamiers. Il a été tué le vendredi 13 mai, à L’Herm, dans la zone d’exercice de la gendarmerie.

Le vignoble des familles de la caserne de Saint-Girons est

La famille de la caserne Saint-Girons est “meurtrie”. C’est ici qu’habitait le gendarme de Bloy.
DDM – CZ

“Un grand nounours”

“C’était il y a deux ans qu’il était à la brigade motorisée de Saint-Girons, son travail était remarquable, c’était une copie militaire, ajoute le commandant Heurtebise. Il était adorable avec ses camarades.” Un ancien camarade de Jean-Jacques Bloy a témoigné : “Il avait l’amour sur la tête, était cher à tous. C’était un homme très altruiste. Sa mort a provoqué beaucoup de douleur en chacun de nous.”

“C’était un grand nom. C’était impressionnant physiquement, ça aurait pu faire 1,90 m, mais c’était toujours respectueux”, a déclaré le chef d’escouade Didier Jumel, commandant le groupement de gendarmerie de Saint-Girons. ensemble dans la caserne, ce n’était pas sous mes ordres, mais je peux dire qu’il y avait un très beau gillard à porter. Dans la caserne, il y a la redevance.”

D’autant plus que le gendarme Bloy était jeune, il avait 37 ans ; il était marié et père de deux garçons, âgés de 9 et 11 ans. Pour venir en aide à la famille et à l’ensemble des gendarmes arabes, une cellule psychologique a été mise en place vendredi soir. Il sera maintenu “le temps qu’il grandisse”, a assuré le colonel Heurtebise.

Où est l’enquête ?

Après la chute d’une moto qui a coûté la vie à Jean-Jacques Bloy, vendredi vers 17 heures, sur la RD1 à L’Herm, l’enquête a été confiée à la brigade de recherche de la gendarmerie de Pamiers. La piste accidentelle semble privilégiée. Vendredi soir, le ministère de l’Intérieur a indiqué dans un communiqué que le gendarme de Bloy avait perdu le contrôle de sa devise “brillant sur les gravures”. Il y avait une reconnaissance du parcours du rallye moto qui devait avoir lieu aujourd’hui. Ce rassemblement a été annulé après la chute.

Bien au-delà des forces de l’ordre, l’Ariège Touché

La musique proposée par de nombreux guitaristes et trompettistes est moins en formation qu’à l’accoutumée, ce samedi matin, sur le marché de Saint-Girons. Car la tristesse est partagée par un grand nombre de passants. Bien sûr, beaucoup de discussions, entre les locaux ou à la terrasse des cafés, du match très important dont seront débattus les rugbymen du Sporting, ce dimanche (lire page 29). Mais somme toute, pensez au gendarme de Bloy, décédé vendredi, vers 17 heures, des suites d’une chute à moto lors d’une mission de reconnaissance d’itinéraire.

Sur le marché de Saint-Girons, hier, les pensées vont à la famille du gendarme.

Sur le marché de Saint-Girons, hier, les pensées vont à la famille du gendarme.
DDM – CZ

Un soutien de famille, Jean-Claude, 81 ans, habitant de Sentein, déclare : “C’est triste, bien acide. Et c’est d’autant plus gênant qu’il est arrivé à ses fonctions.” Fernand et Danielle, de Lescure, ajoutent : “Pour les autres, c’est un accident mortel ; mais ce n’est pas si banal que ça vous arrive. On pense bien à la famille et à tous les gendarmes.”

Contacté par nos soins, le maire de Saint-Girons et président de communauté de communes, Jean-Noël Vigneau, « tient à saluer la mémoire de ce jeune militaire au BMO de Saint-Girons depuis 2020. Avec nos respectueux et tous notre reconnaissance.” Dans un tweet, l’Ariégeois Kamel Chibli, vice-président (PS) de la Région Occitanie, a écrit : « Quelle tristesse d’apprendre le décès tragique d’un jeune de la gendarmerie automobile […]. Toutes mes condoléances à sa famille, sa proximité ainsi qu’à la grande famille de la Gendarmerie Nationale. Un vrai drame

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