pourquoi le nouveau livre de Chantal Thomas vous rend heureux ?

C’est dans une vague vague de joie que Chantal Thomas propose de se plonger dans son nouveau livre. Une expérience d’initiative que l’écrivain avait déjà formulée dans son précédent livre “Souvenirs de la marée basse” et qui a convaincu les critiques de Masque & la Plume.

Écrit par Chantal Thomas, juin 2013
L’écrivaine Chantal Thomas, juin 2013 © Getty / Ulf Andersen / Contributeur

Le livre est résumé par Jérôme Garcin

C’est un journal qui a tenu Chantal Thomas hors du confinement. Elle avait déjà raconté dans “Souvenirs de la marée basse” sa passion pour l’eau, passion héritée de sa mère Jackie, qui appartenait à Arcachon et avait même fait une journée de crawl dans le Grand Canal du château de Versailles. Ici, le nouvel universitaire français, installé pendant ce journal à Nice, nage dans la Méditerranée matin et soir. Elle plonge dans la littérature avec Kafka, Patrick Deville, Paul Morand pour ses bains de mer et l’anthologie de Charles Sorensen, héros et rongeur. Elle sera reçue en juin à l’Académie française, dans le fauteuil de Jean d’Ormesson.

Olivia de Lamberterie l’adore !

Olivia salue le désir de Chantal Thomas d’être heureuse à chaque instant, même lors des épreuves les plus douloureuses de sa vie.

“C’est un livre absolument merveilleux. J’aimerais que Chantal Thomas l’adopte pour le ronger. C’est un livre sur la joie sans raison. Après quelques pages très intéressantes sur le confinement, j’ai été touchée par ses très beaux mots, où elle affirmait avoir l’impression de ne plus avoir de corps. Elle s’aperçoit même qu’elle a des soutiens-gorge dans son coton estimant qu’ils n’ont plus personne à embrasser, et qu’elle perd à la fois leur vigueur et leurs sensations.

A la sortie du confinement, elle avait cette volonté de vivre chaque seconde de c’était ce qu’elle attendait.

Personne ne décrit comme elle est celle de nager, comme trouvant une totale harmonie avec le monde.

Elle raconte de la pure joie. C’est un livre qui me rend heureux

Puis il y a une magnifique coursive où il revient sur quelques passages de sa vie. Elle raconte comment, à chaque instant de sa vie, elle choisit, avec une sorte de volontarisme, d’être heureuse”.

Arnaud Viviant a adoré

La critique pour le magazine Transfuge s’est aussi laissée porter par la force de vente qui a installé l’auteur dans son travail, regrettant toutefois une critique qu’il a publiée au sujet de Flaubert.

“Après quelques pages sur le confinement, elle tente d’exprimer sa liberté, et sa capacité à ronger.

Le Kafka Journal ne cesse d’augmenter ses travaux

Le seul mineur, peut-être, c’est quand elle s’en prend à Flaubert qui parle de bain ou qu’il est entouré de tétons de mil. Elle parle alors de camaraderie de bordel… Ou ce qui est le gène pour Flaubert n’est pas clairement visible pour Kafka… Si c’est la camaraderie de bordel, le bordel n’est plus normal pour Normal Sup

Pour Elisabeth Philippe, c’est “un livre d’une volupté absolue !”

La critique littéraire de L’Obs est totalement laissée pour compte par cette vague liberté qui caractérise le nouveau roman de Chantal Thomas.

“C’est une chose tellement magnifique qu’on envie de nager avec. C’est un nage journal qui s’écrit en toute liberté comme le procédé par libre association. Il parle à beaucoup du Japon. Cette inspiration japonaise amène à dessiner les images du monde flottant qui l’entoure”.

C’est très poétique, c’est très beau

La joie pure n’a pas suffi à convaincre Nelly Kapriélan…

L’idée de lâcher prise sur le flou métaphorique de la liberté n’a pas suffi à Nelly pour sauver le livre. Elle regrette trop cette fois une Chantal Thomas, selon elle, par le sens de la digression et de la métaphore littéraire.

« Je n’aime pas les rongeurs, je n’aime pas les ors d’eau Alors oui c’est du pur bonheur, mais après » Souvenir de la marée basse « je demande pourquoi elle revient avec la nage…

On m’a demandé si elle n’était pas à court d’idées…

J’aime ces digressions, ces associations d’idées, ces mondes flottants, mais c’est vrai que ce qui me manque, c’est Chantal Thomas qui soutient sa liberté et la dépasse”.

Le livre

Ecoutez l’intégrité des avis échangés sur le livre :

6 minutes

“Journal de nage” de Chantal Thomas

Par Jérôme Garcin

📖 LIRE – “Journal de nage” de Chantal Thomas

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