une qualification très historique pour le Canada

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« Je vais à la Coupe du monde ! On est à la coupe du monde les gars ! Je n’arrive pas à y croire… J’aime ça. Mon rêve est devenu réalité.” Pas de voyage car il renvoie toute myocardite (inflammation cardiaque) après avoir contracté le Covid-19, Alphonso Davies (21 ans) Je n’ai pas caché ma joie sur sa chaîne Twitch lors d’un match de qualification en direct pour la Coupe du monde 2022 entre le Canada et la Jamaïque. Chez les patrons, les Canucks ont roulé pour porter le score à 4-0 avec des buts de Cyle Larin (13e), Tajon Buchanan (44e), Junior Hoilett (82e) et Adrian Mariappa (88e, CSC). Premiers de la zone CONCACAF avec trois points d’avance sur les Etats-Unis (2e) et le Mexique (3e) ainsi que six plus longs au Costa Rica (4e et pour l’instant barragiste), le pays du sirop d’érable a été impressionnant durant une campagne menée rondement. C’est donc tout naturellement que cette équipe a perdu son ticket et s’est qualifiée pour la deuxième Coupe du monde de son histoire, la première depuis 1986.

Recevant la Coupe du monde dans 4 ans avec les États-Unis et le Mexique, le Canada pourra donc préparera l’événement en emmenant sa génération génération au Qatar. Alors que leurs ancêtres se sont retrouvés à la dernière place en 1986, avec un point zéro derrière l’Union soviétique, la France et la Hongrie, le Canada veut faire de bonnes choses à la prochaine Coupe du monde. En progression constante ces dernières années avec deux quarts de finale de la Gold Cup en 2017 et 2019 et une demi-finale en 2021, le Canada dispose d’une variété de talents qui s’exportent dans les grands clubs européens. L’exemple dont on parle le plus est évidemment Alphonso Davies au Bayern Munich, mais d’autres talents comme Stephen Eustaquio (25 ans, FC Porto), Cyle Larin (26 ans, Besiktas), Liam Millar (22 ans, Bâle), Tajon Buchanan (23 ans, Bruges), Jonathan David (22 ans, Lille) ou encore Iké Ugbo (23 ans, Troyes) se sont aussi bien exportés. La jeune Jahkeele Marshall-Rutty (17 ans, Toronto), qui se présente en MLS, doit également suivre cette voie.

Le début de quelque chose de plus grand à marquer

Avec un jeune homme comme lui, mais aussi des cadres comme Milan Borjan (34 ans, Etoile Rouge de Belgrade), Atiba Hutchinson (39 ans, Besiktas) ou encore Junior Hoilett (31 ans, Reading), le Canada a aussi des éléments capables contribuer davantage au plan d’expérience. Un parfait mitigé qui a donc roulé sur la campagne des éliminatoires avec 8 victoires, 4 zéros et 1 défaite en 13 matches. “Avant, c’était comme si tu jouais contre les États-Unis et ils disaient : “Oh, tu joues contre le Canada, c’est facile, oui, bla, bla, bla”. Mais maintenant, quand ils viennent nous confronter, ou nous et eux, ils l’ont fait. Ils ont peur. Sur les quatre ou cinq derniers matches, ils n’étaient que contre nous. Parce que nous avons une équipe incroyable », déclarait en janvier dernier le gardien Milan Borjan après une victoire 2-0 contre les États-Unis. Sous l’égide du technicien anglais John Herdman (46 ans), qui a été la sélectionneuse entre 2011 et 2018 avant de prendre la tête de l’équipe A, le Canada a progressé rapidement et ce dernier compte a un palmarès incroyable de 29 victoires, 4 zéros et 7 défaites en 40 allumettes. Le tout avec une moyenne de 2,9 buts marqués par match pour 0,65 buts marqués.

Trouvant l’alchimie parfaite, ce dernier compte aussi ses poules encore plus haut. Après la victoire sur la Jamaïque, il a pu se réjouir de souligner l’importance de cette victoire dans le cadre d’un processus de développement du football au pays du hockey. “Nous avons Alphonso Davies, qui a atteint la finale de la Ligue des champions. Nous avons des joueurs qui jouent dans toute l’Europe. Nous avons des jeunes talentueux qui passent par le système de nos académies. Et nous arrivons à nous qualifier pour la Coupe du Monde ! Le Canada est un pays de football. J’ai dit aux gars qu’on va se qualifier en 2022 pour manger les bases de 2026. Avec les investissements qui viennent avec une Coupe du monde, on a besoin de se qualifier pour être vraiment compétitifs lors de notre Coupe du monde » il expliqua. Véritable sensation, le Canada compte bien continuer d’impressionner dans quelques mois au Qatar, mais comme il le conseille, l’heure est du côté des Canucks.

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