violentes batailles dans le Donbass, négociations “très difficiles” à Marioupol. Le point ce samedi matin

“Il y a des combats à la frontière avec la région de Donetsk, près de Popasna”, a commenté mercredi soir sur Facebook Serguiï Gaïdaï, gouverneur ukrainien de la région de Lougansk, faisant de nombreuses pertes de matériel et de personnel sur la côte.

“C’est une horreur mais ils essaient toujours de rendre hommage. Mais après leurs échanges téléphoniques, on comprend qu’un bataillon entier a refusé de les attaquer car ils étaient en train de passer”, a-t-il dit.

Un responsable du département américain de la Défense a confirmé que des activités russes sont actuellement en cours dans le Donbass. “Et, dans l’ensemble, nous continuons de voir que les Russes ne font pas de pas significatifs” dans cette région, a-t-il indiqué.

“L’artillerie ukrainienne contrecarre les efforts russes pour gagner du terrain, y compris leurs efforts pour traverser la rivière Donest […] ce qui affecte leur capacité à envoyer des renforts importants dans le nord du Donbass”, a poursuivi cette source.

Le ministère britannique de la Défense (MoD) a affirmé vendredi que les forces ukrainiennes avaient “avec succès” repoussé une tentative russe de traverser ce cours d’eau près de Severodonetsk, entraînant chez les troupes moscovites de lourdes pertes.

Cette opération illustre “la pression sous laquelle se trouvent les commandants russes pour avancer dans l’est de l’Ukraine”, a estimé le ministère de la Défense. Dix attaques russes ont été menées en 24 heures autour de Donetsk et Lougansk, a-t-il indiqué.

Prochaine annexion ?

Selon l’American Institute for War Study (ISW), Vladimir Poutine “a probablement l’intention d’annexer le sud et l’est de l’Ukraine à la Fédération de Russie dans les mois à venir”.

“L’Ukraine et ses partenaires occidentaux auront probablement une fenêtre d’opportunité réduite pour contre-attaquer dans les territoires pré-occupés”, selon l’organisme.

La situation est déjà tendue à Kharkiv, malgré l’une des cibles prioritaires des Russes. “La libération progressive de la région de Kharkiv prouve que nous ne laissons personne de côté”, a déclaré vendredi le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans son message quotidien, annonçant la reprise des mines antipersonnel aux Russes.

“A ce jour, 1 015 localités ont été libérées, six autres au cours des dernières 24 heures”, a-t-il déclaré. L’eau, l’électricité, les communications, les transports et les services publics ont été rétablis, après avoir été précis, gardant avec confiance les villes et les territoires encore sous occupation russe.

Avec une pensée toute particulière pour le millénaire des combattants ukrainiens récupérés dans un labyrinthe de tunnels datant de l’Union soviétique sous l’usine sidérurgique d’Azovstal à Marioupol, pour laquelle “des négociations très difficiles sont en cours sur la phase d’évacuation, les sépultures des blessés et le personnel médical”.

La vice-première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk appelle à “des négociations avec le peuple (qui) sont très difficiles”. «Nous négocions actuellement (le filtrage) de 38 combattants gravement blessés. Nous n’avançons pas. […] Il n’y a pas de discussions en ce moment pour la libération de 500 à 600 personnes ».

Résistez au maximum

Sviatoslav Palamar, commandant adjoint du régiment Azov, l’une des formations ukrainiennes menant à Azovstala lancé un appel à l’aide aux Etats-Unis “pour évacuer nos blessés et (qui) mobilisent tous les efforts pour aider à l’extraction de notre régiment” de cette enquête

Des efforts internationaux ont été déployés pour mener à bien l’infiltration jusqu’à ce que les soldats ukrainiens défendent cette ville, détruite à 90% par les bombardements russes.

Dans ce contexte, l’Union européenne s’est engagée vendredi à fournir une aide supplémentaire d’un demi-milliard d’euros pour soutenir le conflit ukrainien, apportant “un total de 2 milliards d’euros”.

Cependant, les 27 membres de l’Union européenne n’ont pourtant pas réussi à s’entendre pour stopper progressivement leurs achats de pétrole russe, la Hongrie ayant déjà échoué à obtenir une dérogation.

Agrandissement tous azimuts

Un rapport officiel suédois ouvre vendredi la voie à l’adhésion à l’Alliance atlantique, multipliant les conclusions favorables en amont de la décision sur ce pays nordique et ses voisins finlandais dans les prochains jours., sont deux membres de l’UE restés pendant des décennies en dehors des alliances militaires. Dans le Grand Barrage de Moscou.

Autre conséquence, favorable au Kremlin cette fois : une région séparatiste pro-russe a fait un pas vers sa ratification de la Russie.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *